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Source: Wikipedia
La Suisse comprend trois grandes régions géologiques; les Alpes, le Jura et le plateau suisse. Elles correspondent chacune à des réalités géologiques bien identifiés. Cependant, deux petites régions du territoire suisse n'entre dans aucune de ses trois régions. Il s'agit, au nord, de la région de Bâle située sur la faille tectonique du fossé rhénan au delà du massif du Jura. Au sud, la région de Mendrisiotto est quant à elle dans la plaine du Pô, au delà du versant sud des Alpes. Ces deux territoires sont toutefois très petits relativement à la surface du pays.
Les Alpes suisses occupent la partie du sud de la Suisse. Elles ont été formées par la poussée de la plaque africaine, poussée qui a aussi engendré la formation du Jura, dans le nord-est et du plateau entre les deux massifs. En terme de superficie les Alpes représentent environ 60 % du pays, le plateau 30 % et le Jura 10 %.
Le relief accidenté du à leur origines montagneuses font que les massifs du Jura et des Alpes sont très peu peuplés à l'exception de certaines vallées comme le Valais. Ainsi, l'essentiel de la population vit sur le plateau dans lequel on retrouve les principales villes du pays comme Genève, Zurich ou Berne.
Construction de la confédération cantons par canton Les trois cantons primitifs : 1291 - Uri, Schwytz, et les deux demi-cantons d'Obwald et de Nidwald regroupés sous le nom générique d'Unterwald.
La Confédération des VIII cantons : 1332 - Lucerne 1351 - Zurich 1352 - Zoug, Glaris 1353 - Berne La Confédération des XIII cantons :
1481 - Fribourg, Soleure 1501 - Bâle (séparé en 1833 en deux demi-cantons, Bâle-Ville et Bâle-Campagne), Schaffhouse 1513 - Appenzell (séparé pour des raisons religieuses en 1597 en deux demi-cantons, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures) La République helvétique (1798-1803) a vu le redécoupage arbitraire des anciens cantons. Le mécontentement fut tel que Bonaparte établit l'Acte de Médiation en 1803, restaurant les anciennes communautés dans leurs grandes lignes, mais créant de nouveaux cantons : 1803 - Saint-Gall, Argovie, Grisons, Thurgovie, Tessin, Vaud
La Suisse moderne : 1815 - Valais, Neuchâtel, Genève 1979 - Jura
Histoire de la confédération
Peuplé dès la préhistoire, c’est à l’époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l’histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s’installer dans le sud-ouest de la Gaule, mais, battus à Bibracte par les armées de Jules César, ils sont reconduits sur leur territoire d'origine. Largement christianisé, le territoire suisse fut occupé par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle. Incorporé successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis à l’empire carolingien, il fut rattaché au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Il fut alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 fut choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du pacte fédéral, le plus vieux document écrit connu parlant d'une alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwyz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald). Ce texte était le renouvellement d'une alliance antérieure unissant ces trois cantons. Ces cantons confirmèrent leur volonté de liberté après la bataille de Morgarten contre l'armée du Saint-Empire romain germanique, en 1315, par le pacte de Brunnen.
Le château de Gruyères, dans le canton de FribourgLes territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes et vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s’alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg. Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n’est qu’aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d’eux sur les champs de bataille européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religion : Première et deuxième guerre de Kappel (1529, 1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712), occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L’invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un État unitaire : la République helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l’Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l’Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, formé de 22 cantons et neutre grâce à l’« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » rédigé par Charles Pictet de Rochemont, un diplomate suisse (20 novembre 1815) et bientôt signé par tous les gouvernements d’Europe.
Les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l’apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale, acceptée le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est révisée en 1874 pour y ajouter le droit de référendum puis en 1891 celui d'initiative populaire.
Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés.
La Suisse échappe aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
C’est en février 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec 65,7% de oui la participation des femmes à la vie politique fédérale. L'adhésion de la Suisse et son intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait également avec un décalage par rapport à ses voisins.
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